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vendredi 15 juin 2012

Noyade dans l’hypocrisie: guerre au delà des frontières et austérité en-deçà


  
Le gouvernement américain est si prétentieux qu’il est devenu une caricature d’hypocrisie. Leon Panetta, un ancien membre du congrès qu’Obama a nommé directeur de la CIA et maintenant chef du Pentagone, vient juste de dire aux marins à bord du porte-avions USS Enterprise, que les Etats-Unis maintiennent une flotte de 11 porte-avions afin de projeter une puissance maritime contre l’Iran et de convaincre l’Iran que “cela est mieux pour eux d’essayer de négocier avec nous par la diplomatie” (“it’s better for them to try to deal with us through diplomacy.” 

)
S’il faut 11 porte-avions pour gérer l’Iran, combien Panetta projette t’il d’en avoir pour contrer la Russie et la Chine ? Mais pour en venir au point plus important, l’Iran a essayé de “négocier au moyen de la diplomatie”. La réponse de Washington n’a été que menaces de guerre et d’attaques militaires, accusations infondées et irresponsables que l’Iran essaie de construire une arme nucléaire, sanctions et embargo pétrolier. Les accusations de Washington font écho à celles d’Israël et sont en contradictions avec ses propres agences de renseignement et l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA). Pourquoi Washington ne répond-elle pas à l’Iran de manière civilisée, avec diplomatie ? Réellement, lequel de ces deux pays est la plus grande menace pour la paix ?
Washington envoie le FBI fouiller les maisons d’activistes pacifistes et met au travail un grand jury pour créer un cas légal contre eux pour avoir aider un ennemi nébuleux en protestant contre les guerres de Washington. Le département de la sécurité de la patrie (NdT: le fameux DHS, la stasi, securitate de l’empire du goulag levant) lâche ses cerbères pour brutaliser les manifestnts pacifiques du mouvement d’occupation de Wall Street. Washington fabrique une procédure légale contre Bradley Manning, Julian Assange et Tarek Mehanna, qui annihile le premier amendement de la constitution en mettant au même niveau la liberté de parole avec le terrorisme et l’espionage. Le maire de Chicago et ancien chef du personnel de la Maison Blanche d’Obama, Rahm Israel Emmanuel, pousse une ordonnance qui interdit et rend illégal les manifestations publiques dans la ville de Chicago; et la liste continue. Au milieu de tout cela, la ministre des affaires étrangères Hillary Clinton et d’autres hypocrites de Washington accusent la Russie et la Chine de museler la dissidence.
L’hypocrisie grotesque de Washington passe inaperçue dans les “médias” ainsi que dans les débats pour la candidature républicaine à la présidence. Le ministère de la Justice corrompu d’Obama fait semblant de ne rien voir quand les brutaux cerbères de la fonction policière commettent des violences gratuites contre des citoyens qui paient les salaires immérités de ces sauvages.
Mais c’est dans le domaine des crimes de guerre que Washington montre la pire des hypocrisies. Les bigots suffisants et prétentieux de Washington continuent de toujours rassembler les chefs des états faibles, dont les pays étaient affligés par des guerres civiles et les envoient se faire juger comme criminels de guerre. Dans le même temps, Washington massacre impunément et de manière indiscriminée un grand nombre de civils dans six ou plus pays, se déchargeant de ses propres crimes de guerre comme étant des “dégâts collatéraux”. Washington  viole sa propre loi et la loi internationale en torturant des gens.
Le 13 Janvier 2012, Carol Rosenberg du journal McClatchy rapporta que le juge espagnol Pablo Rafael Ruz Gutierrez a relancé l’enquête sur le programme de torture de Washington sur les prisonniers de Guatanamo Bay. Le jour d’avant, les autorités britanniques ouvraient une enquête sur les personnes kidnappées et rendues à la CIA en Libye pour torture.
http://www.kansascity.com/2012/01/13/3369419/spanish-judge-reopens-guantanamo.html
Rosenberg rapporte que bien que le régime Obama ait refusé d’enquêter sur les crimes évidents du régime Bush, et on pourrait même ajouter sur ses propres crimes, “d’autres pays sont toujours intéressés de déterminer si les pratiques anti-terreur de l’ère Bush ont violé la loi internationale.”
Il n’y a aucun doute sur le fait que Bush / Cheney / Obama ont laminé la constitution des Etats-Unis d’Amérique, la loi statutaire américaine et la loi internationale. Mais Washington ayant mis à bas la justice, a décidé que la puissance est le droit. Aucun gouvernemernt étranger n’enverra ses forces aux Etats-Unis pour aller chercher de force les criminels de guerre et les placer devant une cour de justice.
La cour contre les crimes de guerre de La Hague est réservée pour la parodie de justice de Washington. Aucun gouvernement ne paiera Washington plusieurs centaines de millions de dollars pour qu’elle leur remette Bush, Cheney, Obama et leurs mignons de la façon dont les Etats-Unis ont acheté Milosevic à la Serbie afin de créer le spectacle nécessaire d’un tribunal pour crimes de guerre afin de justifier l’agression ouverte de Washington sur la Serbie.
Aucun gouvernement ne peut-être parfait, parce que tous les gouvernements sont composés d’humains, spécifiquement ces humains les plus attirés par le pouvoir et l’argent. Quoi qu’il en soit, au cours de ma vie, j’ai assisté à une dégradation extraordinaire de l’intégrité du gouvernement des Etats-Unis. Nous avons atteint le point où nous ne pouvons plus croire en rien de ce que nous dit le gouvernement. Pas même les statistiques sur le chômage, le taux d’inflation, la croissance du PIB, et encore moins ses raisons pour faire ses guerres, son état policier et ses politiques étrangère et intérieure.
Washington a maintenu l’Amérique en guerre pendant plus de 10 ans tandis que les Américains perdaient leurs emplois et leurs maisons. La guerre et une économie chancelante ont fait exploser la dette nationale et une banqueroute larvée est mise sur le dos de la sécurité sociale et du Medicare.
La poursuite de la guerre continue. Le 23 Janvier, les états membres de l’UE, marionnettes serviles de Washington, ont accepté le désir de Washington et imposé un embargo sur le pétrole iranien, malgré les plaidoyers de la Grèce, un membre de l’UE. La ruine finale de la Grèce viendra donc des prix plus élevés du pétrole dûs à l’embargo, comme le gouvernement grec le comprend.
L’embargo est un acte dangereux. Si la marine états-unienne essaie d’intercepter un pétrolier transportant du pétrole iranien, une guerre à grande échelle pourrait s’en suivre. Ceci, comme beaucoup le pensent, est le but de Washington.
Il est très facile pour un embargo de devenir un blocus, ce qui constitue un acte de guerre. Rappelons-nous comment la “zone d’exclusion aérienne” décidée au dessus de la Libye par le conseil de sécurité de l’ONU fut facilement transformée par les Etats-Unis et ses marionnettes de l’OTAN en une attaque militaire sur la Libye et ses forces armées et les centres de population qui soutenaient Kadhafi.
Alors que les “démocraties” occidentales deviennent de plus en plus hors la loi, le masque légal que porte l’impérialisme se déchire et avec lui le film ténu de moralité qui a été utilisé pour masquer les ambitions hégémoniques. Avec l’Iran encerclé et avec deux des flottes américaines dans le golfe persique, une autre guerre d’agression semble inévitable.
Les experts disent qu’une attaque sur l’Iran par les Etats-Unis et l’OTAN interrompra le ravitaillement de pétrole dont le monde a besoin. La motivation folle pour une hégémonie est si forte, que les Etats-Unis et ses marionnettes ne montrent aucune hésitation à mettre leurs propres économies déjà chancelantes à encore plus haut risque en augmentant les coûts énergétiques.
La guerre à l’étranger et l’austérité à la maison voilà la politique qui est imposée aux “démocraties” occidentales.


Aussi sur le sujet 


Voici deux vidéos très intéressantes sur le sujet: la première dure 2', la seconde développe le sujet en 15'.    
Merci à Marc pour la vidéo.  


Nouveau scandale impliquant des marines en Afghanistan




Photo montrant des membres de la compagnie Charlie, du 1er bataillon de reconnaissance des marines, dans la province de Helmand, en novembre 2011.

Photo montrant des membres de la compagnie Charlie, du 1er bataillon de reconnaissance des marines, dans la province de Helmand, en novembre 2011.AP

Un groupe de marines qui avait posé à côté d'un drapeau nazi portant le symbole SS, pour une photo qui avait fait le tour d'Internet, a écopé d'un avertissement mais ne sera pas sanctionné, annonce la base militaire californienne de Camp Pendleton.

Les autorités militaires avaient été informées de l'affaire en novembre 2011, après la publication sur le blog de Knight's Armament Company, un fabricant d'armes qui a enlevé l'image après le début de la polémique.

"L'incident n'était pas motivé [par des considérations] raciales. Les personnes concernées ont reconnu que le symbole [nazi] pouvait être mal interprété et n'était pas conforme aux valeurs du corps des marines", explique un communiqué de Camp Pendleton. Selon l'armée, le symbole SS aurait été choisi pour représenter l'unité "Sniper Scout".

"Le commandant a considéré qu'aucune action disciplinaire n'était nécessaire. Mais il a été rappelé à tous les marines de l'unité qu'un tel comportement ne serait pas toléré et que toute récidive serait punie", ajoute le communiqué.

OUTRAGE

La Military Religious Freedom Foundation à Washington s'est déclarée outrée par cette photo et a demandé une enquête. Mikey Weinstein de cette Fondation défendant la liberté religieuse au sein de l'armée américaine indique que son organisation a reçu de nombreux appels d'ancien marines qui se sont dits blessés par cette photo. L'organisation a écrit au chef du corps des marines et au secrétaire à la défense, Leon Panetta. La Fondation, citée par Gawker, indique que le logo SS a aussi été vu sur l'arme d'un tireur d'élite en 2004.

Le mois dernier, le Pentagone a lancé une enquête sur une vidéo montrant des marines urinant sur les cadavres d'insurgés Afghans. Le secrétaire à la défense avait qualifié ces actes de "totalement déplorables".

Source


COMMENTAIRE
Je vous recommande la lecture du CV en anglais de celui  qui représente les outrés !

Après les histoires monstrueuses de religions, la chose qui restera de plus horrible à découvrir est la VÉRITÉ sur cette seconde guerre mondiale. 
Et je subodore que cela dépasse tellement l'entendement que personne, je dis bien personne ne pourrait imaginer pire stratagème.    

mercredi 13 juin 2012

L'AFFAIRE COCA COLA



Une fois que vous aurez vu ce documentaire, votre COKE n'aura plus jamais le même goût!   

Les réalisateurs German Gutiérrez et Carmen Garcia dressent un réquisitoire accablant contre l'empire Coca-Cola, soupçonné dêtre impliqué dans l'enlèvement, la torture et le meurtre de chefs syndicaux qui luttaient pour l'amélioration des conditions de travail en Colombie, au Guatemala et en Turquie.

Les cinéastes suivent les avocats en droit du travail Daniel Kovalik et Terry Collingsworth, ainsi que le militant Ray Rogers, directeur de la campagne Stop Killer-Coke!, alors quils mettent tout en œuvre pour obliger le géant américain de l'industrie des boissons à répondre de ses actes dans cette bataille juridique pour les droits de la personne.


Dow Chemical sponsor des JO de Londres


Les Jeux Olympiques et paralympiques de Londres sous le spectre de Bhopal, la vision du Napalm, et le fantôme de l’Agent Orange



L’affaire couva durant l’année 2011. Les Jeux Olympiques et paralympiques (handisport) aspirent à l’épanouissement des corps et des esprits… Sponsor officiel majeur de l’idéal olympique : Dow Chemical, fabricant du Napalm*, de l’Agent Orange** (principal fournisseur des agents utilisés lors de la guerre chimique américaine au Viêt Nam), devenu juridiquement responsable de la catastrophe de Bhopal*** suite à l’acquisition d’Union Carbide.

Les Jeux olympiques de Londres et la catastrophe de Bhopal font des étincelles, avec en fond l’histoire entre l’Inde et l’Empire britannique.

Durant l’année 2011, les journaux anglais en parlèrent puis, plus largement, les médias anglophones. En France, la nouvelle était loin de faire la une. Cependant, elle restait accessible à quelques initiés, tels les visiteurs du site d’Amnesty International, par exemple. Contrairement au discours de la diplomatie – activité lige du commerce mondial – il semblerait même que notre Histoire ne soit en rien liée à celle du Viêt Nam, pas plus que la Guerre américaine qui s’en suivit aurait un quelconque rapport avec la perle de l’Empire colonial français d’alors… Londres est si loin de Paris.

Les J O ont une telle importance pour l’image du pays organisateur et la finance internationale qui gravite autour qu’ils se sont dotés d’un pare-feu : le Comité d’éthique olympique. Mais heureusement qu’existent des associations et des guetteurs, des lanceurs d’alertes fouteurs de sable dans les rouages.

Tout d’abord, l’Association des victimes de Bhopal, vent debout, demande au gouvernement indien et aux athlètes de leur pays de ne pas participer aux Jeux de Londres ayant pour sponsor officiel le géant de la chimie Dow Chemical (Dow). Avec l’achat d’Union Carbide, cette multinationale est devenue (malgré un premier règlement) juridiquement responsable de la mort de 35 000 des leurs, et de 100 mille contaminés développant des maladies atroces.

Dans le même temps, le président de l’Association des victimes vietnamiennes de l’Agent Orange/Dioxine (VAVA) écrit une lettre à l’attention de son homologue du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et paralympiques de Londres (The London Organizing Committee for the Olympic Games and parolympic games Ltd (LOCOG) ) pour lui rappeler qu’à l’heure actuelle le Viêt Nam compte 3 millions de victimes de l’Agent Orange dont Dow fut, avec Monsanto, le principal fabricant et fournisseur.

Elle restera lettre morte.
Une victime de l'agent orange. 
Photo : André Bouny.

Une nouvelle missive d’indignation du président de VAVA, Nguyen Van Ring, datée du 30 novembre est expédiée à Len Aldis (secrétaire général de l’Association d’amitié britannique avec le Viêt Nam, et membre du CIS) qui la remet en main propre au bureau du président du Comité olympique, Lord Sebastian Coe, au n° 100 de la Place Churchill.En voici copie :

THE VIETNAM ASSOCIATION FOR VICTIMS OF AGENT ORANGE/DIOXIN (VAVA)
35 Ho Me Tri Road
Nhan Chinh Ward
Thanh Xuan District
Hanoi. Vietnam

To : The Olympic Organising Committee
and the London Paralympics Games 2012 (LOCOG)
Unit 2A, St Pancras International
Pancras Road
London. NW1 2QP

Hanoi, November 30 th 2011

Dear Olympics and Paralympics Organisers,

On behalf of more than 300,000 members of the Vietnam Association for the Victims of Agent Orange/Dioxin (VAVA) and three millions of victims of Agent Orange in Vietnam, I write to ask that you drop Dow Chemical Company as a sponsor of the Games to be held in London in 2012.

The Olympics and Paralympics games stand for the triumph of the human mind and body as athletes engage in competition. Dow Chemical, however, has and continues to violate this spirit by manufacturing deadly chemicals that destroy the human body and mind.

Despite public outcry from people in many countries around the world, Dow refuses to compensate its victims and clean up the lands it despoils. We feel it is incumbent upon the organisers to refuse a sponsor responsible for such misery and environmental devastation.

In our country, during the Vietnam War, from 1961 to 1971, Dow was one of the main chemical companies that produced and supplied toxic chemicals to the U.S. military for use in South Vietnam. These herbicides collectively called Agent Orange contain Dioxin, one of the most toxic poisons known to science. Dow and the other companies deliberately made Agent Orange with high levels of Dioxin to maximise its profits, even though it knew it could seriously devastate the ecology and environment in Vietnam, and harmed many Vietnamese people. Millions have died and many others left writhing in pain from lethal diseases. Several hundred thousand children have been born with serious birth defects.

It is ironic that Dow is allowed to sponsor sporting events including Paralympics athletes when it is responsible fro creating three generations of severely disabled children and refuses to do anything to help them.

For decades, American, European and international public opinion have denounced Dow’s immoral actions and their violations of international law demanding that it and the other companies compensate the victims of Agent Orange, not only in Vietnam but also in the USA, Canada, Australia, New Zealand and Korea.

Allowing such a company to sponsor the Olympics/Paralympics – a cultural event of global magnitude, is an affront to the conscience of humankind. Such sponsorship offers an incentive to commit other misconducts.
For the sake of the Olympic ideal, we urge you to drop Dow Chemical as a sponsor of these events.

Respectfully
Nguyen Van Rinh
Member of National Assembly. 
Vietnam 
President.
VAVA

Et toujours pas de réponse.

Car maintenant il est urgent pour la LOCOG de limiter les choses à l’affaire Bhopal et de la circonscrire au plus vite, ignorant à tout prix le tonneau percé des Danaïdes.

Il ne vous a pas échappé que la LOCOG est une société privée, donc maîtresse de ses décisions. Ce contrat avec le sponsor majeur Dow porte sur 336 panneaux publicitaires géants faisant partie du revêtement extérieur du Stade olympique sur son périmètre de900 m (décision prise à Genève en 2010).

Mais les activistes ont jeté le trouble, et probablement attaqué l’ignorance crasse de la société privée organisatrice. Cependant, elle s’entête et se range au côté de Dow, déclarant qu’il s’agit d’une entreprise de « bonne gouvernance », et que Dow n’est impliquée en aucune façon dans la catastrophe de Bhopal.

L’Association olympique indienne (IOA) demande alors au Comité international olympique (CIO) la rupture du contrat de parrainage avec Dow. Le CIO rejette cette demande et affirme à son tour « la bonne gouvernance d’entreprise » du sponsor Dow. Visiblement les victimes comptent peu face aux intérêts considérables qu’engendrent les J O.

Source de la photo : http://www.indianmuslimobserver.com/2011/12/now-vietnam-victims-of-agent-orange.html

Mais le gouvernement indien enfonce le clou et annonce que, si Dow est maintenu parrain, ses athlètes boycotteront les Jeux olympiques de Londres. 

De son côté, le gouvernement vietnamien qui effectue un rapprochement sans précédent avec les USA pour contenir l’expansionnisme chinois (îles Paracels, et Spratley), garde un silence gêné, et gênant. 

L’ombre d’un boycott plane et s’étend sur les futurs Jeux, car si les victimes de Bhopal incombent juridiquement à Dow depuis l’achat d’Union Carbide, l’acquéreur a aussi ses victimes en propre de par le monde. Et voici que celles du Viêt Nam sortent le fantôme bien réel de l’Agent Orange, invitant de fait celles du Laos à en faire autant, comme celles du Cambodge, de Nouvelle-Zélande, de Corée du Sud, d’Australie, du Canada, et des États-Unis…. 

Des pays importants dont l’absence enlèverait l’intérêt même de ces olympiades, car bien que Dow soit une transnationale étasunienne, l’affaire des vétérans US victimes de l’Agent Orange n’est jamais complètement réglée et rebondit périodiquement. De plus, ces anciens du Viêt Nam se déclarent solidaires des victimes des autres pays, alliés comme ancien ennemi. La crainte de propagation est évidente, et la récente menace de boycott de l’Inde risque de générer une montée de contestation dans les pays, et ils sont légion à être concernés par une contamination aux produits toxiques du sponsor majeur de ces JO. Le prochain qui emboîterait le pas de l’Inde pourrait faire tomber tous les dominos…

Voici un lien permettant de se faire une idée du nombre de pollutions générées par Dow dans le monde : http://fr.transnationale.org/entreprises/dow_chemical.php
(cliquer en bas de la page sur l’onglet vert Impact environnemental qui ouvre pas moins de 46 600 occurrences)

Si bien qu’à la mi-décembre 2011, la LOCOG annonce renoncer à Dow. Par la suite, le géant de la chimie dira que c’est lui qui s’est retiré. Ainsi la face de chacune des parties est sauve.

Mais qu’en est-il en sous-main ?

Parallèlement à la LOCOG, existe une organisation indépendante : la « Commission Londres durable » (CSL). Ses pouvoirs sont limités. Mais à l’intérieur de celle-ci se trouve une femme, écologiste (en partie bénévole), Meredith Alexander. Or, le jeudi 26 janvier 2012, elle démissionne publiquement de son poste de commissaire. Pourquoi ? Nommée par le maire de Londres, Boris Johnson : la presse fait donc un large écho à cette initiative.

« J’ai le sentiment que la Commission et les organisateurs des JO se risquent à faire l’apologie de Dow Chemical. Ils répètent et rendent légitimes les affirmations de Dow qui nie toute responsabilité dans la tragédie de Bhopal », déclare Meredith Alexander. Et ajoute qu’il lui était devenu « inacceptable de faire partie d’un comité qui soutenait publiquement Dow ».

Et si toute cette affaire était sortie trop tôt… ?

Le véritable bénéfice de Jeux olympiques et paralympiques parrainés par Dow n’aurait-il pas été de laisser le diable se brûler à son fourneau, avec des manifestations de victimes venues des quatre points cardinaux de la planète pour révéler, sur site et en direct devant les médias du monde entier, ces drames civils et ces crimes de guerre, permettant d’alerter l’opinion publique internationale afin que justice soit rendue ?

Nous ne le saurons peut-être jamais… mais travaillons-y !

Simultanément, le procès collectif intenté par les habitants de la ville de Nitro (État de Virginie-Occidentale, USA) contre Monsanto, trouvait un dénouement. Une entente à l’amiable qui n’est pas sans rappeler celle de 1984 entre les chimistes et les vétérans étasuniens victimes de l’Agent Orange durant la guerre du Viêt Nam. En effet, l’accord de Nitro prévoit que Monsanto créera un fonds de 84 millions de dollars pour couvrir les soins médicaux des plaignants durant 30 ans. Puis, 9 autres millions de dollars s’ajouteront pour assainir les habitations situées dans les zones exposées et contaminées (provoquant des cancers) par l’usine de fabrication d’Agent Orange entre 1949 et 1971, fournissant l’Armée étasunienne pendant la guerre du Viêt Nam. Encore une façon d’éviter la condamnation, c’est à dire d’établir un précédent (un « standard »), empêchant ainsi une jurisprudence pouvant bénéficier aux autres victimes. Une occasion aussi de remarquer la différence des sommes allouées à l’amiable aux Étasuniens comparativement à celles accouchées aux forceps pour les Vietnamiens…

André Bouny

* Nom dérivé de la contraction de naphtalène et de palmitate : essence solidifiée au moyen du palmitate de sodium (ou d’aluminium), développée pour les lance-flammes et les bombes incendiaires au cours de la seconde guerre mondiale. Au contact de l’air, le napalm (NP) se liquéfie en un gel qui adhère aux surfaces sur lesquelles il est projeté en brûlant à une température de 900 à 1300°C pour le NP1 utilisé en Allemagne et au Japon. Le NP2, additionné de magnésium et de phosphore et utilisé plus tard en Corée et au Viêt Nam, atteint une température supérieure, de 1500 à 2000°C.
**Mélange liposoluble contenant une part d’esters n-butyl d’acide 2,4-dichlorophénoxyacétique (2,4-D) pour une part d’acide 2,4,5-trichlorophénoxyacétique (2,4,5-T), ce dernier étant contaminé par la 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-p-dioxine (TCDD). Il fut utilisé de janvier 1965 à avril 1970 (officiellement). L’Agent Orange II (dit Super Orange), utilisé en 1968 et 1969 est lui aussi contaminé par la dioxine TCDD.
*** Ville indienne où survint l’accident industriel du 3 décembre 1984. L’explosion d’une usine Union Carbide (rachetée par Dow Chemical) de pesticides libérant de l’isocyanate de méthyle (CH3-N=C=O) dans l’atmosphère. Cette catastrophe tua officiellement 3500 personnes, mais fit en réalité 20 à 25 000 morts et environ 100 mille personnes furent contaminées, développant des pathologies.

Source

La chute du gouvernement syrien favoriserait une attaque contre l’Iran


Des troupes britanniques et qataries préparent une incursion militaire par la Turquie



Selon Aviation Week, « les nouvelles installations syriennes perfectionnées servant à la collecte de renseignements et à la surveillance à distance » représentent un obstacle à une attaque israélienne contre l’Iran.

Soulignant la coopération entre la Syrie et l’Iran, l’article explique :
La chute du gouvernement du président Bachar Al-Assad pourrait créer un chaos qui protégerait une attaque des États-Unis ou d’Israël contre l’Iran. Autrement, la Syrie pourrait fournir à l’Iran une alerte rapide. (David Fulghum, Syria Key To Iranian Defenses Against West, 6 mars 2012.)
Cette information appuie l’argument avancé par plusieurs médias indépendants voulant que « la route vers Téhéran passe par Damas ». Selon de nombreux reportages, l’insurrection armée en Syrie, appuyée par l’étranger, est une opération clandestine visant à renverser le gouvernement syrien, le seul allié de l’Iran dans la région. Les médias dominants occidentaux continuent de présenter l’insurrection comme un mouvement de contestation pacifique, même si la secrétaire d’État des États-Unis, Hillary Clinton a admis qu’Al-Qaïda en faisait partie.
L’article d’Aviation Week mentionne que la chute de Bachar Al-Assad affaiblirait l’Iran et faciliterait une attaque des États-Unis et d’Israël.
On ajoute qu’une attaque contre l’Iran par Israël se ferait « par l’espace aérien de la Syrie, de la Turquie, de la Jordanie ou de l’Arabie Saoudite ».
Toutefois, les systèmes de renseignement perfectionnés de la Syrie permettent dorénavant la surveillance électronique « d’Israël, de la Jordanie et du nord de l’Arabie Saoudite », ainsi qu’une station radar installée sur le Mont Sannine, « dominant le plateau du Golan, occupé par Israël, ainsi que la plaine de Bekaa, contrôlée par le Hezbollah et la Syrie ».
Les améliorations apportées par les Russes aux systèmes syriens serviront par ailleurs à « suivre les trajectoires navales et aériennes des États-Unis et d’Israël dans l’est de la Méditerranée, y compris en Grèce et à Chypre (où les États-Unis possèdent leur propres installations vouées au renseignement) ».
D'autres reportages affirment que des troupes britanniques et qataries établies à Homs « sont en train d’ouvrir la voie à une incursion militaire clandestine [de la Syrie] par la Turquie ». (British and Qatari troops already waging secret war in Syria?- 13 undercover French army officers seized in Syria, Lanka Newspapers, 6 mars 2012.)
Source
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29640

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Syrie : d'un autre côté, nous avons des rebelles qui disent avoir reçu des armes des États-Unis et de la France. Cette vidéo (en anglais) montre comment il est facile pour eux de franchir les frontières ouvertes, de faire de la contrebande d'armes, de provoquer de la violence, et de se dégager rapidement. [Contrairement à cela, les gouvernements occidentaux (qui ont besoin d'une excuse pour attaquer la Syrie) font porter toute la responsabilité sur le gouvernement syrien.] 

Afghanistan: Les troupes étasuniennes transférées à la CIA en 2014


Ainsi, Le financement des guerres serait dissimulé


Afin de pouvoir affirmer que les États-Unis n’ont plus de troupes en Afghanistan en 2014, le Pentagone pourrait transférer ses troupes spéciales sous le contrôle de la CIA. Ainsi, elles deviendraient des espions, selon un article d’AP citant deux représentants anonymes du Pentagone.
Les militaires, tels que les SEALs et d’autres unités, changeraient seulement de titre puisqu’ils « continueraient à cibler des militants dans des raids conjoints et à former les forces afghanes pour qu’elles puissent être autonomes », selon AP. (Kimberly Dozier, Pentagon may put special ops in Afghanistan under CIA control to meet 2014 pullout deadline, 3 mars 2012)
Le porte-parole du Pentagone a nié que de tels plans étaient envisagés. Certains commandants, note AP, « veulent que leurs unités demeurent autonomes afin de garder leurs troupes dans le cadre légal du département de la Défense ».
Ce plan de la Défense pourrait avoir un lien avec un article récent paru dans leStars and Stripes, un média du département de la Défense des États-Unis, indiquant que le Pentagone se prépare à « déployer des troupes d’opérations spéciales dans le monde entier au moment où l’on diminue le nombre d’opérations militaires traditionnelles ».
AP ajoute :
Une guerre menée par la CIA signifierait que le public étasunien ne serait pas informé du financement des opérations comme cela se fait dans le cas d’une guerre traditionnelle. La supervision reviendrait à la Maison-Blanche, à de hauts dirigeants du renseignement et à quelques comités du Congrès. (Ibid.)
Le véritable montant alloué à la guerre serait plus facile à dissimuler advenant ce manque de supervision du public sur le financement. Bref, s'il était mis en oeuvre, ce plan dissimulerait aux Étasuniens le nombre de troupes déployées ainsi que le financement réel des guerres.

Source